Les autres récits sur les traditions de Noël
Pour remonter les siècles, la rubrique Histoire de Noël repart de Rome et de ses calendriers.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
Questions et réponses
On s'offre des cadeaux à Noël par l'addition de plusieurs coutumes : les présents romains de décembre et de janvier, les présents des mages, les cadeaux de saint Nicolas que Luther a déplacés vers le 24 décembre. L'Encyclopaedia Romana de l'université de Chicago décrit la première, celle des figurines offertes à la fin des Saturnales.
Les réponses qui suivent disent aussi qui apporte les cadeaux, et quel jour, d'un pays à l'autre. Si votre famille mêle plusieurs traditions, vous comprendrez pourquoi certains ouvrent leurs paquets le 24 au soir et d'autres le 25 au matin.
Comment chaque réponse est écrite
À savoir
Non : légende et histoire se mêlent souvent dans les récits de Noël, et seule la source permet de savoir laquelle des deux vous êtes en train de lire.
Les textes cités, à consulter un par unPour remonter les siècles, la rubrique Histoire de Noël repart de Rome et de ses calendriers.
Parce que plusieurs coutumes se sont superposées : les cadeaux romains de fin d'année, les présents apportés par les mages dans l'évangile de Matthieu, puis les cadeaux de saint Nicolas, que la Réforme a déplacés vers Noël.
Oui : le dernier jour des Saturnales, le 23 décembre, était un jour de cadeaux, les Sigillaires, nommé d'après les figurines de terre cuite qu'on s'offrait, selon l'Encyclopaedia Romana et le blog des inscriptions latines de l'Ashmolean Museum.
Un cadeau ou une gratification donnés pour le nouvel an, et non pour Noël ; le mot vient du latin strena, selon le Dictionnaire de l'Académie française.
De l'or, de l'encens et de la myrrhe : l'évangile de Matthieu dit qu'ils « lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe ». Le texte ne donne ni leur nombre ni le titre de rois.
Parce que Luther a déplacé la remise des cadeaux de la Saint-Nicolas au soir du 24 décembre, en disant à ses enfants que le Saint Christ les avait apportés. Le site allemand Katholisch.de juge très probable que Luther ait lui-même remplacé saint Nicolas par ce Christ porteur de cadeaux.
Traditionnellement la Befana, liée à l'Épiphanie du 6 janvier. Son nom est une déformation d'Epifania, l'Épiphanie, et l'encyclopédie Treccani la décrit, pour l'imaginaire populaire, comme une horrible vieille.
Les treize Yule Lads, fils de la géante Grýla, qui déposent aujourd'hui de petits cadeaux dans les chaussures des enfants sages, après avoir longtemps été des figures effrayantes, raconte le Smithsonian.
C'est une bûche que les enfants font cagar (déféquer, en catalan) pour qu'elle leur donne de petits cadeaux ; l'inventaire du patrimoine festif de Catalogne en décrit la pratique à Arbúcies.
Pour y recevoir les cadeaux de la nuit : l'INA décrit les veillées d'autrefois, les souliers alignés près de la cheminée, avant la messe de minuit.
C'est la tradition islandaise d'offrir des livres le 24 décembre après le dîner, puis de lire tard dans la nuit ; les nouveaux titres sortent de fin septembre à mi-novembre, explique l'écrivain Ragnar Jónasson chez Penguin.
Parce qu'on frappait à la porte, la veille de Noël, pour jeter à l'intérieur un cadeau pour rire, un morceau de bois ou une poupée taillée, explique le musée Nordiska de Stockholm.
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.