Les autres récits sur les traditions de Noël
Les fêtes qui encadrent Noël, de la Sainte-Lucie aux Rois, ont chacune leur récit dans la rubrique des fêtes de décembre et janvier.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
Questions et réponses
Le repas de Noël n'a pas de menu unique : dinde ou chapon dans une grande partie de la France, oie en Alsace, repas maigre et treize desserts en Provence, douze plats sans viande en Pologne. Le dossier de Gallica sur les recettes de Noël retrouve le foie gras et la volaille aux marrons dans les livres de cuisine anciens.
Ces questions portent sur le pourquoi des plats, pas sur leurs quantités. Si vous recevez des invités venus d'ailleurs, vous saurez ce qu'ils mettent sur leur table, et pourquoi.
Comment chaque réponse est écrite
À savoir
Non : légende et histoire se mêlent souvent dans les récits de Noël, et seule la source permet de savoir laquelle des deux vous êtes en train de lire.
Les textes cités, à consulter un par unLes fêtes qui encadrent Noël, de la Sainte-Lucie aux Rois, ont chacune leur récit dans la rubrique des fêtes de décembre et janvier.
Parce que cette volaille venue d'Amérique est devenue en France un signe d'aisance bourgeoise. On la sert pour la première fois à la table du mariage de Charles IX en 1570, et elle prend le nom de dinde au XVIIe siècle, rappelle le site ICI.
Le foie gras en entrée et la volaille, dinde ou chapon, aux marrons, selon Gallica. En 1912, Auguste Escoffier opposait déjà dans Le Livre des menus la dinde truffée de l'opulence à la démocratique oie aux marrons.
Pour rappeler le Christ et ses douze apôtres, selon l'office régional du tourisme, qui décrit aussi les trois nappes blanches et les trois bougies de la Trinité, et l'assiette du pauvre laissée pour le visiteur imprévu. Aucun texte n'énumère ces desserts avant les années 1920, précise l'inventaire du patrimoine immatériel.
L'oie farcie est un classique, selon le chef Julien Binz interrogé par l'Académie du goût, et les bredele, petits gâteaux secs, remplacent les mignardises de novembre à janvier dans son restaurant.
Un repas maigre de douze plats, la Wigilia, qui commence à l'apparition de la première étoile ; les douze plats représentent les douze apôtres et les douze mois, rapporte National Geographic. On y trouve hareng, pierogi et gâteau aux graines de pavot.
Souvent du poulet frit de KFC, héritage de la campagne publicitaire de 1974. Au Japon, Noël n'est pas un jour férié, rappelle le Smithsonian, et environ un pour cent de la population est chrétienne.
Le Christmas pudding, préparé des semaines à l'avance : la tradition veut qu'on le remue en famille le dernier dimanche avant l'Avent, le Stir-up Sunday, pour laisser aux saveurs le temps de se développer, explique le Dorset History Centre.
Le julbord, buffet du 24 décembre, avec jambon de Noël, boulettes, hareng mariné et salade de betterave, puis un riz au lait à la vanille, selon Visit Sweden.
Pas en tant que tel : c'est le repas gastronomique des Français qui est inscrit depuis 2010 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel, comme pratique sociale qui célèbre les grands moments de la vie.
Du verbe réveiller ; le Dictionnaire de l'Académie française définit le réveillon comme un « Repas de fête pris au cours de la nuit de Noël ou de celle du jour de l’an, généralement à une heure avancée ».
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.