Les autres récits sur les traditions de Noël
Pour remonter les siècles, la rubrique Histoire de Noël repart de Rome et de ses calendriers.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
Questions et réponses
La plupart des symboles de Noël ont une date de naissance connue : le sapin apparaît dans un livre de comptes de Sélestat en 1521, la couronne de l'Avent à Hambourg en 1839, les guirlandes électriques à New York en 1882. Le dossier de Gallica sur le sapin de Noël en donne la chronologie française.
Les questions qui suivent séparent ce qui est documenté de ce qui relève de la légende, comme la boule de verre de Meisenthal. Si vous préparez la maison pour les fêtes, vous saurez d'où vient chaque objet que vous suspendez.
Comment chaque réponse est écrite
À savoir
Avec prudence : une anecdote de Noël reprise de site en site finit par passer pour un fait. Remonter à la source citée, puis à la date du document, suffit souvent à faire le tri.
Les textes cités, à consulter un par unPour remonter les siècles, la rubrique Histoire de Noël repart de Rome et de ses calendriers.
La coutume vient des pays germaniques : la première mention écrite date de 1521, dans un livre de comptes de la ville de Sélestat, alors dans le Saint-Empire, selon Gallica. On y suspendait d'abord des pommes, des fleurs en papier et des friandises.
Depuis longtemps en Alsace, mais la coutume ne gagne vraiment le reste de la France qu'au XIXe siècle. Gallica évoque un premier sapin qui aurait été installé à Versailles en 1738 à l'initiative de Marie Leczinska, puis un autre en 1837 aux Tuileries, à l'initiative de la duchesse d'Orléans ; le chant Mon beau sapin se popularise après 1870, avec les Alsaciens installés en France.
La coutume est surtout britannique, et les jardins botaniques de Kew la rattachent à un mythe nordique : Balder, fils d'Odin, est tué par une flèche de gui, et les larmes de sa mère Frigg deviennent les baies blanches de la plante, signe de son amour.
Oui. « Despite its romantic reputation, mistletoe is actually poisonous to humans », préviennent les jardins botaniques royaux de Kew : gardez-le hors de portée des enfants et des animaux.
Parce que, selon Pline l'Ancien, rien n'était plus sacré pour les druides que le gui et le chêne qui le porte. Il décrit un prêtre vêtu de blanc qui monte dans l'arbre et coupe le gui avec une serpe d'or.
Parce que c'est une plante verte en hiver, comme le lierre et le gui, et que la tradition chrétienne a lu dans ses feuilles piquantes et ses baies rouges la couronne d'épines du Christ, rappelle un article de The Conversation.
De Hambourg, en 1839 : le pasteur Johann Hinrich Wichern fabrique une roue de charrette garnie de bougies pour aider les enfants de sa maison d'accueil à compter les jours jusqu'à Noël. Elle portait à l'origine une bougie par jour, grandes blanches pour les dimanches et petites rouges pour la semaine.
D'Allemagne : au début du XXe siècle, l'éditeur Gerhard Lang a l'idée d'un calendrier de l'Avent imprimé, qu'il fait tirer à Munich. Jusqu'à la fin des années 1930, sa maison publie 30 calendriers différents en 40 versions.
Des Vosges du Nord, selon un récit que le Centre international d'art verrier de Meisenthal présente lui-même comme une légende : en 1858, la sécheresse aurait privé les sapins de pommes, et un souffleur de verre de Goetzenbruck les aurait remplacées par des boules. La verrerie de Goetzenbruck a bien produit des boules à partir de 1858, jusqu'à 250 000 par an.
Parce qu'au Mexique on l'appelait Flor de Noche Buena, fleur de la nuit de Noël. Joel Roberts Poinsett, premier ministre des États-Unis au Mexique, le rapporte dès 1826, rappelle la Chambre des représentants américaine, et la plante prend son nom.
Edward H. Johnson, vice-président d'une société électrique de Thomas Edison, qui présente à New York en décembre 1882 un sapin tournant éclairé de 80 ampoules blanches, rouges et bleues. Guinness World Records retient ce sapin comme le premier éclairé à l'électricité.
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.