Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
Porteurs de cadeaux, États-Unis (Pennsylvanie, Virginie)
Le Belsnickel est le compagnon fourré ou en haillons de saint Nicolas, venu des pays germaniques en Pennsylvanie : il frappe aux fenêtres avant Noël, jette des friandises aux enfants sages et menace les autres de sa baguette.
En bref
Quand : quelques semaines avant Noël. Où : États-Unis (Pennsylvanie, Virginie). La date de passage trahit souvent l’origine d’une figure : un saint vient le jour de sa fête, un esprit de la maison le soir de la veillée, un personnage du Nouvel An le 1er janvier.
Questions fréquentes : BelsnickelSix repères situent la figure avant son histoire : le nom qu’on lui donne sur place, sa région, le moment de son passage, son rôle, ce qu’elle apporte ou refuse, et une date qui a compté pour elle.
| Repère | Belsnickel |
|---|---|
| Nom sur place | Belsnickel |
| Pays ou région | États-Unis (Pennsylvanie, Virginie) |
| Passage | quelques semaines avant Noël |
| Rôle | compagnon de saint Nicolas |
| Côté cadeaux | des friandises jetées sur le plancher, ou la baguette |
| Une date de son histoire | années 1960 : fin du belsnickeling dans la vallée de la Shenandoah |
Les informations du tableau viennent des sources de l’article, ouvertes et lues ; aucune n’est empruntée à une figure voisine.
compagnon de saint Nicolas
Le Belsnickel est arrivé en Amérique avec les émigrants allemands. La Quiet Valley Living Historical Farm, ferme-musée de Pennsylvanie, le décrit en Allemagne comme le compagnon de saint Nicolas le 6 décembre, vêtu de haillons rapiécés, parfois le visage noirci ou masqué, avec des friandises pour les obéissants et des verges pour les autres ; c’était souvent un aîné du village, homme ou femme, qui savait ce que chaque enfant avait fait dans l’année. Très populaire au XIXe siècle, la coutume a survécu par endroits jusqu’au début du XXe avant de se fondre dans Santa Claus.
Le Museum of the Shenandoah Valley raconte sa version américaine : il frappait aux fenêtres ou aux portes une ou deux semaines avant Noël et répandait sur le plancher gâteaux, bonbons, fruits et noix, gare aux mains trop pressées. Descendue de Pennsylvanie jusqu’en Virginie, la coutume est devenue au XXe siècle le belsnickeling : des groupes d’amis masqués visitaient les voisins, qui devaient deviner qui se cachait sous chaque masque. Mennonites et Frères la désapprouvaient ; passée de mode après la Grande Dépression, elle a tenu dans quelques villages jusqu’au début des années 1960. Selon WHYY, qui cite Joel Alderfer, conservateur du Mennonite Historical Center de Harleysville, en Pennsylvanie, vous ne verrez plus guère le Belsnickel que lors de reconstitutions.
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Qu’on les doive à un saint, à l’Enfant Jésus ou à une vieille femme de l’Épiphanie, les cadeaux d’hiver suivent un même fil, qui remonte aux présents des mages et aux étrennes romaines.
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Il rend visite aux enfants avant Noël et répand des friandises sur le plancher pour les sages ; selon WHYY, les autres ne recevaient que du charbon ou des cailloux.
Surtout en reconstitution : la Quiet Valley Living Historical Farm le fait apparaître lors de sa fête de Noël d’autrefois, et le belsnickeling de la vallée de la Shenandoah s’est éteint au début des années 1960.
Le magazine
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