Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
Porteurs de cadeaux, Islande
Grýla est l’ogresse du Noël islandais : mère des treize garçons de Noël et maîtresse du chat de Noël, elle descend de la montagne pour emporter les enfants désobéissants dans son sac.
Le portrait tient en quelques lignes, de la région où la figure passe au repère daté qui a marqué son histoire, en passant par ce qu’on attend d’elle le jour venu.
| Repère | Grýla |
|---|---|
| Nom sur place | Grýla |
| Pays ou région | Islande |
| Passage | période de Noël |
| Rôle | ogresse de Noël |
| Côté cadeaux | rien : elle emporte les enfants désobéissants |
| Une date de son histoire | XIIIe siècle : premières mentions écrites |
Les informations du tableau viennent des sources de l’article, ouvertes et lues ; aucune n’est empruntée à une figure voisine.
En bref
Quand : période de Noël. Où : Islande. Les porteurs de cadeaux d’Europe ne passent pas tous à la même date : selon la région, les enfants attendent leurs présents entre la Saint-Martin de novembre et l’Épiphanie de janvier.
Questions fréquentes : Grýlaogresse de Noël
Grýla fait peur depuis le Moyen Âge. Terry Gunnell, qui dirige le département de folkloristique de l’université d’Islande, explique au Smithsonian Magazine que les premières mentions écrites datent du XIIIe siècle, dans des sagas et des poèmes, et qu’elle était là vers 1300, menace venue des montagnes, sans lien direct avec Noël. Son nom veut dire à peu près la grogneuse ; elle porte un sac où jeter les enfants désobéissants, et aurait mangé un de ses maris par ennui. Atlas Obscura lui prête, selon les récits, trois têtes, quinze queues ou de grandes oreilles à cornes de chèvre.
Pour Gunnell, Grýla n’est rattachée à Noël qu’au début du XIXe siècle, quand des poèmes l’y associent et lui donnent pour famille les treize garçons de Noël et le chat de Noël ; Atlas Obscura situe plutôt au XVIIIe siècle le Poème de Grýla qui présente ses fils, et les deux datations circulent. Au XXe siècle, certains ont tenté de l’effacer, une chanson populaire raconte même sa mort, et ses fils ont pris l’allure de Santa Claus ; le Musée national d’Islande travaille aujourd’hui à leur rendre leurs vêtements de laine brune des XVIIe et XVIIIe siècles. Atlas Obscura place la demeure de toute la famille à Dimmuborgir, dans le nord de l’île.
Pour en parler à la veillée
Bien avant les figures qui les apportent, les cadeaux de décembre avaient leur histoire : les Romains s’en offraient pendant les Saturnales, et les étrennes marquaient le 1er janvier.
Pourquoi s’offre-t-on des cadeaux à Noël : Saturnales, étrennes, mages et saint Nicolas
L’ogresse du folklore islandais, mère des treize garçons de Noël et maîtresse du chat de Noël, réputée emporter les enfants désobéissants dans son sac.
Les sources divergent : le folkloriste Terry Gunnell parle du début du XIXe siècle, Atlas Obscura d’un Poème de Grýla du XVIIIe siècle qui présente déjà ses fils.
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.