La Saint-Martin, le 11 novembre, fête Martin de Tours dans les pays germaniques : défilé de lanternes à la nuit tombée, feu de la Saint-Martin et oie rôtie ; plusieurs synodes y faisaient commencer un jeûne de préparation à Noël.
Ces quatre lignes se lisent de la même façon pour chaque fête de la période, de quoi les comparer d’un coup d’œil.
Repère
Saint-Martin
Règle de date
11 novembre
Nature de la date
fixe
Coutumes
défilé de lanternes, feu de la Saint-Martin, oie rôtie, Weckmann
Lien avec Noël
plusieurs synodes faisaient commencer au 11 novembre un jeûne de préparation à Noël
Repères établis d’après les sources citées et liées sur cette fiche.
Saint-Martin : bon à savoir
Notez aussi la veille : plusieurs fêtes de l’hiver commencent le soir précédent, au coucher du soleil ou à la nuit tombée.
Quand une source parle de légende, gardez le mot : les récits attachés aux fêtes se transmettent volontiers comme de l’histoire.
Les fêtes de la période
Saint-Martin : histoire et coutumes
Savez-vous pourquoi cette fête tombe à cette date, et d’où viennent ses coutumes ? Les textes qui la décrivent répondent mieux que les idées reçues.
Le 11 novembre fête Martin de Tours, le soldat romain qui partagea son manteau avec un mendiant transi. En Allemagne, l’Église évangélique (EKD) décrit le Martinszug : à la nuit tombée, familles et paroissiens suivent avec leurs lanternes un cavalier au manteau rouge qui figure le soldat Martin ; le cortège finit souvent devant un grand feu, et l’on partage des bretzels ou des Weckmänner, petits bonshommes de pâte aux yeux de raisins secs. L’oie rôtie, servie avec chou rouge et quenelles, rappelle deux histoires : Martin caché dans un enclos d’oies pour échapper à l’épiscopat, trahi par leurs cris, et les redevances que les paysans payaient ce jour-là au seigneur, souvent en oies.
En Autriche, le diocèse de Linz rattache le cortège à une liturgie de la lumière, le lucernaire, et situe à Düsseldorf le premier défilé attesté avec bougies, citrouilles évidées et lanternes ; la coutume a gagné le sud depuis le nord de l’Allemagne au milieu des années 1950. Le lien avec Noël est ancien : la Catholic Encyclopedia signale que plusieurs synodes ordonnaient un jeûne avant Noël à partir du 11 novembre.
Une fête garde sa règle de date plus fidèlement que ses gestes : les coutumes se perdent, se déplacent ou renaissent ailleurs.
Deux explications circulent : une légende veut que des oies aient trahi Martin, caché dans leur enclos pour échapper à l’épiscopat ; la Saint-Martin était aussi le jour où les paysans payaient leurs redevances, souvent en oies.
Quel rapport entre la Saint-Martin et Noël ?
Plusieurs synodes faisaient commencer au 11 novembre un jeûne de préparation à Noël, avant que l’Avent ne se fixe à quatre dimanches.