Le 1er janvier n’est le premier jour de l’année en France que depuis l’édit de Roussillon, signé le 9 août 1564 par Charles IX ; auparavant, chaque diocèse commençait l’année à sa date.
Avant de raconter une coutume, il faut la dater : c’est la date, plus que le décor, qui rattache une fête à Noël ou l’en distingue.
Avant 1564, le Nouvel An changeait d’un diocèse à l’autre : l’année commençait à Noël en Savoie, le 25 mars à Vienne, ailleurs le 1er mars ou à Pâques, d’où bien des confusions. Le 9 août 1564, rappelle France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, le cortège royal arrive à Roussillon, dans l’actuelle Isère, après avoir quitté Lyon où sévissait la peste ; Charles IX, âgé de onze ans, y signe l’édit qui fixe le 1er janvier comme premier jour de l’année civile.
Quinze ans plus tard, selon la même source, le pape Grégoire XIII étend la mesure au monde catholique avec la réforme du calendrier qui porte son nom. La salle où l’édit fut signé se visite au château, aujourd’hui mairie, et une centaine de bénévoles reconstituent chaque année l’événement en costumes, une fête lancée en 1960. Le 1er janvier est aussi le jour des étrennes, dont l’histoire est racontée dans notre dossier sur les cadeaux de Noël, et celui où saint Basile apporte les cadeaux en Grèce, selon Greek News Agenda.
Une coutume voyage rarement intacte : en passant une frontière, elle change souvent de nom, de jour ou de sens.