Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine. Gaule druidique et mythes nordiques. Sens. Plante sacrée des druides, puis porte-bonheur des amoureux.
Symboles et coutumes de Noël : ce que disent les objets de la fêteUn symbole se reconnaît mieux quand on sait ce qu’il est, où il apparaît dans les textes et par où il a voyagé : voici ces trois réponses, une par ligne.
| Repère | Ce qu’en disent les documents |
|---|---|
| Famille | végétal |
| Jalon | Histoire naturelle de Pline, livre XVI |
| Diffusion | Angleterre et Amérique au XIXe siècle |
Ces repères résument les sources citées sur cette page, que vous pouvez ouvrir une à une.
Symboles de Noël · végétal
Le gui est d’abord la plante sacrée des druides. Dans son Histoire naturelle, Pline l’Ancien écrit que rien ne leur est plus sacré que le gui et le chêne qui le porte : un prêtre vêtu de blanc monte dans l’arbre, coupe le gui avec une serpe d’or, le fait recevoir dans un manteau blanc, puis l’on sacrifie deux taureaux blancs. Pline précise que le gui est rare sur ce chêne et qu’on le cueille, quand on le trouve, avec une crainte religieuse.
Le baiser sous le gui vient d’ailleurs. Les jardins de Kew le rattachent à un récit nordique : Balder, fils d’Odin, meurt d’une flèche de gui, et les larmes de sa mère Frigg deviennent les baies blanches, signe de son amour. La coutume s’est répandue au XIXe siècle en Angleterre et en Amérique, portée par Dickens et Washington Irving ; on cueillait une baie à chaque baiser. Si vous en suspendez chez vous, Kew rappelle que le gui est toxique et se garde hors de portée des enfants et des animaux. La suite est dans notre article sur le houx, le gui et la couronne.
Un symbole de Noël se lit en couches successives : un geste ou une image, un texte qui le fixe, puis les familles qui l’adoptent et le transforment.
Pour en parler à table
Pour replacer ce symbole dans l’ensemble, remontez à la fête elle-même : pourquoi le 25 décembre, et comment cette date s’est imposée.
La coutume se rattache au mythe nordique de Balder, tué par une flèche de gui, dont la mère Frigg pleura des larmes devenues baies blanches ; elle s’est répandue au XIXe siècle en Angleterre et en Amérique.
Oui, le gui est toxique pour l’être humain, surtout ses feuilles : les jardins de Kew conseillent de le garder hors de portée des enfants et des animaux.
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.