Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine. Alsace et pays rhénans. Sens. La verdure qui tient en hiver, devenue arbre de fête.
La rubrique des symboles et coutumes de NoëlPour situer ce symbole parmi les traditions de Noël, trois questions suffisent : de quelle famille il relève, quel jalon l’ancre dans l’histoire, comment il s’est répandu.
| Repère | Ce qu’en disent les documents |
|---|---|
| Famille | végétal |
| Jalon | 1521, livre de comptes de Sélestat |
| Diffusion | Cours d’Europe aux XVIIIe et XIXe siècles, France après 1870 |
Ces repères résument les sources citées sur cette page, que vous pouvez ouvrir une à une.
Symboles de Noël · végétal
Le sapin de Noël est né dans l’espace rhénan : sa plus ancienne mention écrite connue figure dans un livre de comptes de Sélestat, qui paie le 21 décembre 1521 quatre schillings à des gardes forestiers pour surveiller la forêt le jour de la Saint-Thomas, date où l’on coupait les sapins (exposition de Sélestat consacrée à ce registre). En 1605, une chronique citée par le dictionnaire des frères Grimm décrit à Strasbourg des sapins dressés dans les salles et garnis de roses de papier, de pommes, d’oublies et de sucre.
La mode passe ensuite par les cours. Selon Gallica, un sapin aurait été installé à Versailles en 1738 ; la duchesse d’Orléans en fait dresser un aux Tuileries en 1837, mais l’usage reste anecdotique en France jusqu’aux familles alsaciennes qui quittent leur région après la guerre de 1870. En Angleterre, la Royal Collection rappelle que la reine Charlotte avait déjà fait décorer un if à la fin du XVIIIe siècle et que la gravure de 1848 montrant Victoria et Albert autour de leur arbre a lancé la mode dans tout le pays. L’histoire complète est dans notre dossier sur le sapin de Noël.
Un symbole de Noël se lit en couches successives : un geste ou une image, un texte qui le fixe, puis les familles qui l’adoptent et le transforment.
Pour en parler à table
Les symboles changent d’un pays à l’autre, la fête qui les réunit aussi : son histoire donne le fil qui relie la bûche provençale au julbock suédois.
Dans un livre de comptes de Sélestat, en Alsace : le 21 décembre 1521, la ville y paie des gardes forestiers pour surveiller la forêt le jour de la Saint-Thomas, quand on coupait les sapins.
Depuis la fin du XIXe siècle dans les villes, après la guerre de 1870 selon Gallica ; dans la France rurale, les archives de l’INA le disent généralisé seulement après la Seconde Guerre mondiale.
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.