Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine. Coutumes d’hiver préchrétiennes d’Europe. Sens. La vie qui persiste en hiver ; la couronne d’épines dans la lecture chrétienne.
La rubrique des symboles et coutumes de NoëlPour situer ce symbole parmi les traditions de Noël, trois questions suffisent : de quelle famille il relève, quel jalon l’ancre dans l’histoire, comment il s’est répandu.
| Repère | Ce qu’en disent les documents |
|---|---|
| Famille | végétal |
| Jalon | 1843, couronne de houx chez Dickens |
| Diffusion | Îles Britanniques puis toute l’Europe |
Ces repères résument les sources citées sur cette page, que vous pouvez ouvrir une à une.
Symboles de Noël · végétal
Le houx est une verdure d’hiver que l’on rentrait dans les maisons bien avant Noël : le National Trust rappelle que les druides, les Celtes et les Romains décoraient leurs intérieurs de plantes restées vertes, gage du retour du printemps. Le christianisme a relu la plante : ses feuilles piquantes évoquent la couronne d’épines du Christ, ses baies rouges son sang, son feuillage persistant la vie après la mort.
Cette lecture n’explique pas pourquoi le houx appartient à Noël plutôt qu’à Pâques, remarque un auteur de The Conversation ; la saison y est pour beaucoup, puisque c’est, pour le National Trust, le plus familier des persistants indigènes du Royaume-Uni. Le jardin botanique royal d’Édimbourg ajoute que le houx passait pour protéger la maison et porter chance, et que chez Dickens, en 1843, l’Esprit du Noël présent porte une couronne de houx. Un houx sans baies n’est pas forcément malade : la plupart des pieds sont mâles ou femelles, et seuls les femelles, avec un mâle à proximité, donnent des fruits. Houx, gui et couronne sont racontés ensemble dans notre article sur les symboles végétaux de Noël.
Une tradition naît rarement d’un seul coup : ce que les archives montrent, c’est le moment où quelqu’un a pris la peine de l’écrire, de la peindre ou de l’imprimer.
Pour en parler à table
Derrière chaque décor et chaque coutume, il y a d’abord une fête, avec ses textes et son calendrier : c’est par elle que tout commence.
Parce qu’il reste vert en hiver, comme les verdures que Celtes et Romains rentraient chez eux, et que le christianisme a vu dans ses feuilles piquantes et ses baies rouges la couronne d’épines et le sang du Christ.
Parce que la plupart des houx sont soit mâles, soit femelles : seuls les pieds femelles portent des baies, et à condition qu’un pied mâle pousse à proximité, rappelle le National Trust.
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.