Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine de « The Boar’s Head Carol » : Angleterre (Oxford), texte en anglais et latin. Paroles : anonyme, XVe siècle ; musique : air médiéval. Repère dans le temps : 1521, Christmasse Carolles de Wynkyn de Worde. Un chant des fêtes d’hiver dit souvent beaucoup du pays qui le chante, par ses mots comme par sa date.
Lire le récit complet de ce chant, avec ses sourcesLe « Boar’s Head Carol » est un chant qui mêle l’anglais et le latin et accompagne l’entrée d’une hure de sanglier au repas de Noël ; il est imprimé à Londres en 1521 par Wynkyn de Worde dans ses « Christmasse Carolles ». Hymntime le date du XVe siècle et décrit la cérémonie que perpétue le Queen’s College d’Oxford : trois cuisiniers portent la hure dans la salle, en cortège avec un soliste qui chante le premier couplet, des porteurs de torches et un chœur.
La légende de l’étudiant qui aurait tué un sanglier en lui enfonçant son Aristote dans la gueule ne tient pas, montre Karl Steel sur son blog Medieval Karl : elle apparaît dans « The Oxford Sausage » en 1764, et un guide d’Oxford de 1744 ne parle encore que d’un étudiant qui tue un sanglier dans le bois de Shotover, sans dire comment. Le refrain latin signifie à peu près : j’apporte la hure, en rendant grâce au Seigneur. Imprimé il y a cinq siècles, le chant est dans le domaine public. Les banquets dont il vient sont racontés dans notre article sur Noël au Moyen Âge, et le chant prend sa place dans l’histoire des chants de Noël.
Caput apri defero,
Reddens laudes Domino!
Une fois son histoire connue, un chant ne s’écoute plus tout à fait de la même façon, et c’est une bonne raison d’apprendre celui-ci à votre tour.
Ce tableau répond aux questions simples que l’on se pose sur « The Boar’s Head Carol » : qui, où, quand, et avec quels droits.
| Élément | Pour ce chant |
|---|---|
| Titre d’origine | The Boar’s Head Carol |
| Titre en français | Le Chant de la hure |
| Origine géographique | Angleterre (Oxford) |
| Langue du texte | anglais et latin |
| Paroles | anonyme, XVe siècle |
| Musique | air médiéval |
| Repère daté | 1521, Christmasse Carolles de Wynkyn de Worde |
| Moment de l’année | repas de Noël |
| Statut des paroles | Domaine public : texte anonyme imprimé en 1521 (vérifié le 12 octobre 2026). |
Le titre en français est le titre en usage, ou une traduction du titre d’origine quand aucun titre français ne s’est imposé.
Au Queen’s College d’Oxford, où trois cuisiniers apportent la hure dans la salle, en cortège avec un soliste qui chante le premier couplet (Hymntime).
Non : elle n’apparaît qu’en 1764, dans The Oxford Sausage, selon l’enquête de Karl Steel (Medieval Karl).
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.