Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine de « Morgen, Kinder, wird’s was geben » : Allemagne, texte en allemand. Paroles : Karl Friedrich Splittegarb (1753-1802), d’après un chant plus ancien ; musique : plusieurs airs, dont celui de Carl Gottlob Hering (1809). Repère dans le temps : 1795, Lieder zur Bildung des Herzens (Berlin). Derrière ce chant se tient une tradition, parfois un auteur connu, et toujours une histoire, racontée ici d’après les textes, sans rien embellir.
Lire le récit complet de ce chant, avec ses sources« Morgen, Kinder, wird’s was geben » est un chant allemand d’attente de Noël, imprimé pour la première fois en 1795 à Berlin, sous le titre « Die Weihnachtsfreude », dans les « Lieder zur Bildung des Herzens » du théologien et pédagogue Karl Friedrich Splittegarb (1753-1802). La page de Wikisource reprend l’étude de Max Friedlaender sur le lied allemand, parue en 1902 : le poème imite un chant plus ancien, « Morgen! morgen wird’s was geben! », publié dans la Kleine Kinderbibliothek de Joachim Heinrich Campe entre 1779 et 1782, et déjà mis en musique par Kirnberger en 1783 puis par Reichardt en 1787.
Splittegarb fait compter les nuits aux enfants, encore un réveil et ce sera Noël, décrit la pièce qui brillera de toutes ses bougies et rappelle les jouets de l’an passé : un petit cheval, une bergère, une dînette avec son fourneau, un arlequin bariolé. La dernière strophe revient aux parents, à qui l’on doit toute cette joie. Friedlaender recense plusieurs mélodies, dont celle de Carl Gottlob Hering en 1809, et avoue ignorer l’origine de l’air le plus chanté de son temps. Splittegarb étant mort en 1802, d’après sa notice Wikisource, le texte est dans le domaine public. Les coutumes allemandes de la veille sont racontées dans notre article sur Weihnachten, et ce chant d’enfants dans l’histoire des chants de Noël.
Morgen, Kinder, wird’s was geben,
Morgen werden wir uns freun;
Welch ein Jubel, welch ein Leben
Wird in unserm Hause sein!
Une fois son histoire connue, un chant ne s’écoute plus tout à fait de la même façon, et c’est une bonne raison d’apprendre celui-ci à votre tour.
Ce tableau répond aux questions simples que l’on se pose sur « Morgen, Kinder, wird’s was geben » : qui, où, quand, et avec quels droits.
| Élément | Pour ce chant |
|---|---|
| Titre d’origine | Morgen, Kinder, wird’s was geben |
| Titre en français | Demain, les enfants, il y aura des cadeaux |
| Origine géographique | Allemagne |
| Langue du texte | allemand |
| Paroles | Karl Friedrich Splittegarb (1753-1802), d’après un chant plus ancien |
| Musique | plusieurs airs, dont celui de Carl Gottlob Hering (1809) |
| Repère daté | 1795, Lieder zur Bildung des Herzens (Berlin) |
| Moment de l’année | veille de Noël |
| Statut des paroles | Domaine public : Karl Friedrich Splittegarb est mort en 1802 (vérifié le 12 octobre 2026). |
Quand un auteur reste inconnu, la ligne porte « anonyme » : aucun nom n’est avancé sans document.
Karl Friedrich Splittegarb, qui le publie en 1795 à Berlin sous le titre Die Weihnachtsfreude, en imitant un chant plus ancien paru chez Campe entre 1779 et 1782 (Wikisource, d’après Max Friedlaender).
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
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Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
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