Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine de « Jólasveinar ganga um gólf » : Islande, texte en islandais. Paroles : anonyme, tradition orale ; musique : air populaire ; une mélodie de Sigvaldi Kaldalóns parue en 1927. Repère dans le temps : milieu du XIXe siècle, notée par le pasteur Jón Eyjólfsson ; imprimée en 1851. Pour ce chant, chaque date et chaque nom renvoient à un document que chacun peut ouvrir.
Lire le récit complet de ce chant, avec ses sources« Jólasveinar ganga um gólf » est la petite comptine des jólasveinar, les garçons de Noël de la tradition islandaise, que l’on chante avec les enfants. Sa plus ancienne version connue a été notée au milieu du XIXe siècle par le pasteur Jón Eyjólfsson (1814-1869), à Staður í Aðalvík, sous la dictée de sa femme Sigríður Oddsdóttir ; le Vísindavefurinn précise qu’elle a paru dans une revue danoise en 1851, loin des lecteurs islandais.
Le texte a bougé : chez Ólafur Davíðsson, en 1898, le bâton des jólasveinar devient doré, et selon les témoins la mère corrige ses fils de quatre façons différentes. L’Institut Árni Magnússon conserve près de vingt enregistrements de la comptine, faits dans les années 1960 et 1970 auprès de personnes nées dès le milieu du XIXe siècle, et conteste une version corrigée récente, « ganga um gátt », qui n’a aucune attestation ancienne. Une mélodie de Sigvaldi Kaldalóns, parue en 1927 dans le journal pour enfants « Æskan », n’a pas pris. Anonyme et imprimée depuis 1851, la comptine est dans le domaine public. Les fêtes du Grand Nord sont racontées dans notre article sur Noël en Scandinavie, et les comptines de la saison dans l’histoire des chants de Noël.
Jólasveinar ganga um gólf
og hafa staf í hendi.
Móðir þeirra sópar gólf
og strýkir þá með vendi.
« Jólasveinar ganga um gólf » prend tout son sens une fois sa fête connue : la date, le lieu et les gestes qui l’accompagnent comptent autant que les mots.
En un coup d’œil : d’où vient ce chant, qui l’a écrit, quand on l’entend, et quelles paroles vous pouvez citer.
| Élément | Pour ce chant |
|---|---|
| Titre d’origine | Jólasveinar ganga um gólf |
| Titre en français | Les jólasveinar arpentent le plancher |
| Origine géographique | Islande |
| Langue du texte | islandais |
| Paroles | anonyme, tradition orale |
| Musique | air populaire ; une mélodie de Sigvaldi Kaldalóns parue en 1927 |
| Repère daté | milieu du XIXe siècle, notée par le pasteur Jón Eyjólfsson ; imprimée en 1851 |
| Moment de l’année | période de Noël |
| Statut des paroles | Domaine public : comptine anonyme, notée au milieu du XIXe siècle et imprimée en 1851 (vérifié le 12 octobre 2026). |
Le titre en français est le titre en usage, ou une traduction du titre d’origine quand aucun titre français ne s’est imposé.
Celle que le pasteur Jón Eyjólfsson (1814-1869) note d’après sa femme Sigríður Oddsdóttir au milieu du XIXe siècle : les jólasveinar y ont un bâton à la main et leur mère balaie le plancher (Stofnun Árna Magnússonar).
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.