Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine de « O Tannenbaum » : Allemagne, texte en allemand. Paroles : Ernst Anschütz (1780-1861), d’après August Zarnack ; musique : air populaire imprimé dès 1799. Repère dans le temps : 1824, Musikalisches Schulgesangbuch d’Ernst Anschütz. Un chant des fêtes d’hiver dit souvent beaucoup du pays qui le chante, par ses mots comme par sa date.
Lire le récit complet de ce chant, avec ses sources« Mon beau sapin » est la version française d’« O Tannenbaum », un chant allemand que l’instituteur leipzigois Ernst Anschütz transforme en chant de Noël en 1824, dans son recueil de chants pour l’école. La Forschungsstelle für fränkische Volksmusik rappelle qu’il partait d’une chanson d’amour : en 1820, August Zarnack publiait un « O Tannenbaum » où l’arbre toujours vert, symbole de fidélité, servait de reproche à une bien-aimée infidèle. Anschütz garde la première strophe de Zarnack et y ajoute ses propres strophes à la gloire du sapin.
Les deux versions ont longtemps vécu côte à côte : jusqu’à la Première Guerre mondiale, la chanson d’amour restait la plus répandue, puis le chant de Noël l’a emporté, et l’autre s’est peu à peu effacée après la Seconde Guerre mondiale. L’air est plus ancien que les deux textes : Zarnack l’avait pris à une chanson de compagnons charpentiers imprimée en 1799, elle-même transmise comme air populaire du XVIe siècle et comme chanson d’étudiants, « Lauriger Horatius ». Sa célébrité lui a valu des parodies de guerre, dont « O Hindenburg! O Hindenburg! Wie schön sind deine Siege! », et des vies lointaines : chant ouvrier « The Red Flag » en 1889, hymne officiel du Maryland en 1939. Anschütz est mort en 1861, d’après LiederNet, qui publie son texte : la strophe ci-dessous est dans le domaine public. La traduction française, née à Strasbourg, est racontée dans notre histoire des chants de Noël, et l’arbre dans notre dossier sur le sapin de Noël.
O Tannenbaum, o Tannenbaum,
du kannst mir sehr gefallen!
« O Tannenbaum » prend tout son sens une fois sa fête connue : la date, le lieu et les gestes qui l’accompagnent comptent autant que les mots.
Les mêmes rubriques servent pour chaque chant de ce site ; appliquées à celui-ci, elles permettent de comparer une tradition à l’autre.
| Élément | Pour ce chant |
|---|---|
| Titre d’origine | O Tannenbaum |
| Titre en français | Mon beau sapin |
| Origine géographique | Allemagne |
| Langue du texte | allemand |
| Paroles | Ernst Anschütz (1780-1861), d’après August Zarnack |
| Musique | air populaire imprimé dès 1799 |
| Repère daté | 1824, Musikalisches Schulgesangbuch d’Ernst Anschütz |
| Moment de l’année | Noël |
| Statut des paroles | Domaine public : Ernst Anschütz est mort en 1861 (vérifié le 12 octobre 2026). |
Les dates du tableau sont celles des documents : écriture, première impression, première exécution connue ou collecte, selon le cas.
D’O Tannenbaum, que l’instituteur Ernst Anschütz publie en 1824 à Leipzig comme chant de Noël, en reprenant la première strophe d’une chanson d’amour d’August Zarnack parue en 1820 (Forschungsstelle für fränkische Volksmusik).
The Red Flag, chant ouvrier écrit par Jim Connel sur cet air en 1889, et Maryland, My Maryland, devenu en 1939 l’hymne officiel de l’État du Maryland (Forschungsstelle für fränkische Volksmusik).
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.