Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine de « Sinterklaas, goed heiligman » : Pays-Bas, texte en néerlandais. Paroles : anonyme, tradition orale ; musique : air traditionnel. Repère dans le temps : 1851, revue De Navorscher. Derrière ce chant se tient une tradition, parfois un auteur connu, et toujours une histoire, racontée ici d’après les textes, sans rien embellir.
Lire le récit complet de ce chant, avec ses sourcesDu titre d’origine au statut des paroles, l’essentiel sur ce chant tient dans ce tableau.
| Élément | Pour ce chant |
|---|---|
| Titre d’origine | Sinterklaas, goed heiligman |
| Titre en français | Saint Nicolas, bon saint homme |
| Origine géographique | Pays-Bas |
| Langue du texte | néerlandais |
| Paroles | anonyme, tradition orale |
| Musique | air traditionnel |
| Repère daté | 1851, revue De Navorscher |
| Moment de l’année | veille de la Saint-Nicolas |
| Statut des paroles | Domaine public : comptine anonyme imprimée en 1851 (vérifié le 12 octobre 2026). |
D’où viennent ces informations ? Des documents réunis sous l’article, chacun avec son lien pour vérifier par vous-même.
« Sinterklaas, goed heiligman » est une comptine néerlandaise de la Saint-Nicolas, venue de la tradition orale et imprimée pour la première fois en 1851 dans la revue « De Navorscher », selon Wikisource. En sept vers, l’enfant demande au saint d’enfiler son plus beau manteau, de chevaucher jusqu’à Amsterdam, puis d’Amsterdam jusqu’en Espagne, évoque les oranges et les prunes sur les arbres, et annonce que le saint va venir.
Le mot « heiligman » intrigue : la notice de Wikisource rapporte qu’il pourrait renvoyer à « heylikman », le faiseur de mariages, rôle d’entremetteur que l’on prêtait à saint Nicolas aux XVIIe et XVIIIe siècles. L’Espagne revient dans « Zie, ginds komt de stoomboot », le chant de Jan Schenkman publié vers 1850, où le saint arrive d’Espagne en bateau à vapeur, comme le rappelle sa notice Wikisource. Anonyme et imprimée depuis 1851, la comptine est dans le domaine public. La fête est racontée dans notre dossier sur la fête du 6 décembre, et le reste du répertoire dans notre histoire des chants de Noël.
Sinterklaas, goed heiligman
trek je beste tabberd an
rijd ermee naar Amsterdam
van Amsterdam naar Spanje
Un chant de fête appartient rarement à une seule époque : chaque génération qui reprend « Sinterklaas, goed heiligman » y laisse un peu de la sienne.
Le mot pourrait venir de heylikman, le faiseur de mariages, rôle d’entremetteur attribué à saint Nicolas aux XVIIe et XVIIIe siècles, selon la notice de Wikisource.
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
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