Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine de « Kálanta Protochroniás (Κάλαντα Πρωτοχρονιάς) » : Grèce, texte en grec. Paroles : anonyme, tradition orale ; musique : air traditionnel. Repère dans le temps : 1888, cité par Alexandros Papadiamantis. Derrière ce chant se tient une tradition, parfois un auteur connu, et toujours une histoire, racontée ici d’après les textes, sans rien embellir.
Lire le récit complet de ce chant, avec ses sourcesDu titre d’origine au statut des paroles, l’essentiel sur ce chant tient dans ce tableau.
| Élément | Pour ce chant |
|---|---|
| Titre d’origine | Kálanta Protochroniás (Κάλαντα Πρωτοχρονιάς) |
| Titre en français | Les kalanta du Nouvel An |
| Origine géographique | Grèce |
| Langue du texte | grec |
| Paroles | anonyme, tradition orale |
| Musique | air traditionnel |
| Repère daté | 1888, cité par Alexandros Papadiamantis |
| Moment de l’année | 1er janvier, Saint-Basile |
| Statut des paroles | Domaine public : texte anonyme, attesté dès 1888 (vérifié le 12 octobre 2026). |
Les dates du tableau sont celles des documents : écriture, première impression, première exécution connue ou collecte, selon le cas.
Les kalanta du Nouvel An, « Αρχιμηνιά κι αρχιχρονιά », sont les chants de quête que l’on chante en Grèce pour le 1er janvier, en annonçant la venue de saint Basile depuis Césarée. Ce texte, chanté aujourd’hui dans toute la Grèce, vient du sud et de l’est de la mer Égée et de l’ouest de l’Asie Mineure, explique un article de Pemptousia tiré d’une publication consacrée aux archives sonores de Simon Karas.
Le même article explique pourquoi ces vers paraissent décousus : de courts refrains, les tsakismata, s’intercalent entre les moitiés des vers d’origine, des vers de quinze syllabes. La première mention connue de cette forme à refrains revient à l’écrivain Alexandros Papadiamantis, dans un article de 1888, et un recueil de 1923 la donne comme kalanta de Syros. La légende d’un jeune noble byzantin qui aurait caché une déclaration d’amour dans ces vers n’apparaît pas avant un article de 1966, sans aucune source. Anonyme, le texte est dans le domaine public ; Wikisource en grec le publie. Les rites du passage à l’an neuf sont décrits dans notre article sur la Saint-Sylvestre, et les autres chants de quête dans l’histoire des chants de Noël.
Αρχιμηνιά κι αρχιχρονιά,
ψηλή μου δεντρολιβανιά
κι αρχή καλός μας χρόνος,
εκκλησιά με τ’ άγιο θρόνος.
Une fois son histoire connue, un chant ne s’écoute plus tout à fait de la même façon, et c’est une bonne raison d’apprendre celui-ci à votre tour.
Les kalanta de la Protochronia, comme Αρχιμηνιά κι αρχιχρονιά, qui annoncent la venue de saint Basile depuis Césarée ; leur forme à refrains intercalés est attestée depuis 1888 (Pemptousia).
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.