Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine de « La Guignolée » : Québec, texte en français. Paroles : anonyme, tradition venue de France ; musique : air traditionnel. Repère dans le temps : 1865, Chansons populaires du Canada d’Ernest Gagnon. Un chant des fêtes d’hiver dit souvent beaucoup du pays qui le chante, par ses mots comme par sa date.
Lire le récit complet de ce chant, avec ses sourcesPour situer ce chant avant une soirée en musique ou un exposé, voici l’essentiel en quelques lignes.
| Élément | Pour ce chant |
|---|---|
| Titre d’origine | La Guignolée |
| Titre en français | La Guignolée (La Ignolée) |
| Origine géographique | Québec |
| Langue du texte | français |
| Paroles | anonyme, tradition venue de France |
| Musique | air traditionnel |
| Repère daté | 1865, Chansons populaires du Canada d’Ernest Gagnon |
| Moment de l’année | veille du jour de l’An |
| Statut des paroles | Domaine public : chanson anonyme, publiée par Ernest Gagnon en 1865 (vérifié le 12 octobre 2026). |
Le titre en français est le titre en usage, ou une traduction du titre d’origine quand aucun titre français ne s’est imposé.
La Guignolée est à la fois une chanson et une quête : au Québec, des groupes allaient de maison en maison la veille du jour de l’An, en chantant, recueillir des vivres pour les pauvres. Ernest Gagnon en publie trois versions en 1865 dans « Chansons populaires du Canada », indique The Canadian Encyclopedia ; l’édition de 1880, lisible sur Wikisource, reprend la notice de J.-C. Taché sur les « Ignoleux » qui battaient la mesure devant les portes avec de longs bâtons et n’entraient qu’une fois le maître et la maîtresse venus leur ouvrir.
Le mot viendrait du cri « Au gui l’an neuf », et Jean-Jacques Ampère voyait en 1854 dans ce refrain « peut-être la seule trace de souvenirs qui remontent à l’époque druidique ». Selon Taché, la pièce de choix de la quête était un morceau d’échine de porc avec la queue, l’échignée, et l’on recueillait parfois de la cire pour les cierges des autels. Gagnon ajoute que la coutume avait dégénéré : le maire de Montréal finit par délivrer, la veille du jour de l’An, des permis de « courir la Ignolée », et deux bandes qui se croisaient en venaient parfois aux mains. Anonyme et imprimée au XIXe siècle, la chanson est dans le domaine public. La collecte d’aujourd’hui et le réveillon québécois sont racontés dans notre article sur Noël au Québec, et le reste du répertoire dans notre histoire des chants de Noël.
Bonjour le maître et la maîtresse
Et tous les gens de la maison.
Nous avons fait une promesse
De v’ nir vous voir une fois l’an.
« La Guignolée » prend tout son sens une fois sa fête connue : la date, le lieu et les gestes qui l’accompagnent comptent autant que les mots.
Une quête chantée de maison en maison la veille du jour de l’An, au profit des pauvres ; Ernest Gagnon en publie la chanson en 1865, puis reproduit en 1880 la notice que J.-C. Taché consacre à la coutume.
Du cri « Au gui l’an neuf », selon la notice de J.-C. Taché reproduite par Ernest Gagnon, qui cite aussi les formes Guillonée, Guillona et Aguilanleu, selon les provinces de France.
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
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