Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine de « La Guillannée » : France (Midi), texte en français. Paroles : anonyme ; musique : air traditionnel. Repère dans le temps : 1855, almanach de L’Illustration. Un chant des fêtes d’hiver dit souvent beaucoup du pays qui le chante, par ses mots comme par sa date.
Lire le récit complet de ce chant, avec ses sourcesLa Guillannée est une quête chantée du Nouvel An : le 31 décembre au soir, dans le Midi, des groupes d’enfants, de jeunes gens et de mendiants vont de porte en porte, à la lueur d’un flambeau, chanter des complaintes qui se terminent toutes par « donnez-nous la guillannée ! ». La description vient d’un almanach publié à Paris par L’Illustration en 1855, qu’Ernest Gagnon reproduit dans ses « Chansons populaires du Canada », édition de 1880 sur Wikisource, pour la rapprocher de la guignolée québécoise.
La complainte qu’il cite raconte une histoire sans rapport avec l’an neuf : le fils du roi part chasser dans la forêt de Hongrie, ne trouve qu’un nid, y prend le plus bel oiseau sur cinq pour sa bien-aimée, qui le garde sept ans « dedans une gabie », avant que l’oiseau ne retourne à sa liberté. Les chanteurs recevaient parfois de la monnaie, plus souvent des provisions : fruits, viande de porc. Gagnon rapproche le mot des « éguilas », nom des étrennes dans l’ancienne province du Perche, et du vieux cri « au gui l’an neuf ». Anonyme et imprimée en 1855, la complainte est dans le domaine public. Les étrennes et les quêtes de fin d’année ont leur place dans notre article sur les traditions de la Saint-Sylvestre, et le répertoire entier se lit dans notre histoire des chants de Noël.
Le fils du roi s’en va chasser (bis)
Dans la forêt d’Hongrie ;
Ah ! donnez-nous la guillannée,
Monseigneur, je vous prie !
Une fois son histoire connue, un chant ne s’écoute plus tout à fait de la même façon, et c’est une bonne raison d’apprendre celui-ci à votre tour.
Ce tableau répond aux questions simples que l’on se pose sur « La Guillannée » : qui, où, quand, et avec quels droits.
| Élément | Pour ce chant |
|---|---|
| Titre d’origine | La Guillannée |
| Titre en français | La Guillannée |
| Origine géographique | France (Midi) |
| Langue du texte | français |
| Paroles | anonyme |
| Musique | air traditionnel |
| Repère daté | 1855, almanach de L’Illustration |
| Moment de l’année | 31 décembre au soir |
| Statut des paroles | Domaine public : complainte anonyme imprimée en 1855 (vérifié le 12 octobre 2026). |
Quand un auteur reste inconnu, la ligne porte « anonyme » : aucun nom n’est avancé sans document.
Une quête chantée du soir du 31 décembre dans le Midi, où les chanteurs vont de porte en porte en réclamant la guillannée ; L’Illustration la décrit en 1855, et Ernest Gagnon reprend cet article en 1880.
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.