Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine de « La Légende de saint Nicolas » : France (Lorraine), texte en français. Paroles : anonyme, tradition orale ; musique : air traditionnel. Repère dans le temps : 1842, citée par Gérard de Nerval dans La Sylphide. Un chant de fête passe de bouche en bouche et se transforme en route : ici, seuls comptent les faits que les documents permettent d’établir.
Lire le récit complet de ce chant, avec ses sources« Ils étaient trois petits enfants », aussi appelée « La Légende de saint Nicolas », est une complainte anonyme : trois enfants partis glaner demandent l’hospitalité à un boucher, qui les tue et les met au saloir, et saint Nicolas les ressuscite sept ans plus tard. Gérard de Nerval en cite une grande partie dans ses « Chansons et légendes du Valois », parues dans la revue La Sylphide en 1842, selon la bibliographie de ses œuvres complètes, puis reprises dans Les Filles du feu. Il imagine le parti qu’un poète en aurait tiré et conclut sa citation par une question : « N’est-ce pas là une ballade d’Uhland, moins les beaux vers ? »
Jean-Baptiste Weckerlin la reprend en 1870 dans ses « Chansons et rondes enfantines », texte que Wikisource donne en entier avec son refrain repris à chaque strophe ; la Ville de Nancy publie de son côté la version chantée pendant les fêtes de Saint-Nicolas, où le saint refuse le jambon puis le veau avant de réclamer le petit salé qui attend au saloir depuis sept ans. Anonyme et imprimée depuis plus d’un siècle et demi, la chanson est dans le domaine public. Voici le moment où le saint réveille les enfants, d’après l’édition de 1870. La fête du 6 décembre est racontée dans notre article sur la Saint-Nicolas, et cette complainte prend sa place parmi les chants de la saison.
« Petits enfants qui dormez là,
Je suis le grand saint Nicolas. »
L’histoire de ce chant tient en quelques documents ; la suite s’écrit chez celles et ceux qui continuent de l’apprendre.
Du titre d’origine au statut des paroles, l’essentiel sur ce chant tient dans ce tableau.
| Élément | Pour ce chant |
|---|---|
| Titre d’origine | La Légende de saint Nicolas |
| Titre en français | Ils étaient trois petits enfants |
| Origine géographique | France (Lorraine) |
| Langue du texte | français |
| Paroles | anonyme, tradition orale |
| Musique | air traditionnel |
| Repère daté | 1842, citée par Gérard de Nerval dans La Sylphide |
| Moment de l’année | Saint-Nicolas, 6 décembre |
| Statut des paroles | Domaine public : complainte anonyme de tradition orale, imprimée dès 1842 (vérifié le 12 octobre 2026). |
Les dates du tableau sont celles des documents : écriture, première impression, première exécution connue ou collecte, selon le cas.
Trois enfants partis glaner demandent l’hospitalité à un boucher qui les tue et les met au saloir ; sept ans plus tard, saint Nicolas les ressuscite et le boucher s’enfuit (Weckerlin, 1870).
Gérard de Nerval en cite une grande partie dans ses Chansons et légendes du Valois, parues dans La Sylphide en 1842 puis dans Les Filles du feu ; Jean-Baptiste Weckerlin la reprend en 1870 dans ses Chansons et rondes enfantines.
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.