Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine de « Sankta Lucia » : Suède et Finlande (air napolitain), texte en suédois. Paroles : Sigrid Elmblad (1860-1926) pour le texte de 1924 ; musique : Teodoro Cottrau (1827-1879), Santa Lucia. Repère dans le temps : 1924, texte suédois de Sigrid Elmblad. Un chant des fêtes d’hiver dit souvent beaucoup du pays qui le chante, par ses mots comme par sa date.
Lire le récit complet de ce chant, avec ses sources« Sankta Lucia » est le chant du 13 décembre en Suède et en Finlande, sur l’air napolitain « Santa Lucia », dont le texte d’origine ne parle pas de la sainte mais du quartier du port de Naples, Borgo Santa Lucia, où un batelier vante la ville vue de la mer pour attirer les passagers. Svenska Yle attribue l’air et le texte napolitains à Teodoro Cottrau, qui écrit la chanson en 1835, et rappelle qu’il a fallu environ quatre-vingt-dix ans pour que les paroles parlent de la sainte.
Cottrau l’avait d’abord écrite en napolitain ; Enrico Cossovich en tire le texte italien, « Sul mare luccica l’astro d’argento ». L’air serait arrivé en Suède au milieu du XIXe siècle avec le compositeur Gunnar Wennerberg, et un premier texte suédois, au début du XXe siècle, chantait encore l’étoile du soir sur la mer. Les cortèges de la Sainte-Lucie ont appelé d’autres paroles : celles de Sigrid Elmblad, publiées en 1924 et les plus chantées par les Suédophones de Finlande, puis celles d’Arwid Rosén à la fin des années 1920, les plus chantées en Suède, et une version pour les tout-petits, écrite à la fin des années 1950 par une institutrice de maternelle, Halldis Ljungqvist. Elmblad est morte en 1926, d’après sa notice Wikisource, et Cottrau en 1879 : leurs textes sont dans le domaine public ; Wikisource donne celui d’Elmblad. La fête est racontée dans notre article sur la Sainte-Lucie, et le chant dans notre histoire des chants de Noël.
Sankta Lucia, ljusklara hägring,
sprid i vår vinternatt glans av din fägring.
Un chant de fête appartient rarement à une seule époque : chaque génération qui reprend « Sankta Lucia » y laisse un peu de la sienne.
Les mêmes rubriques servent pour chaque chant de ce site ; appliquées à celui-ci, elles permettent de comparer une tradition à l’autre.
| Élément | Pour ce chant |
|---|---|
| Titre d’origine | Sankta Lucia |
| Titre en français | Sainte Lucie |
| Origine géographique | Suède et Finlande (air napolitain) |
| Langue du texte | suédois |
| Paroles | Sigrid Elmblad (1860-1926) pour le texte de 1924 |
| Musique | Teodoro Cottrau (1827-1879), Santa Lucia |
| Repère daté | 1924, texte suédois de Sigrid Elmblad |
| Moment de l’année | 13 décembre |
| Statut des paroles | Domaine public : Sigrid Elmblad est morte en 1926 et Teodoro Cottrau en 1879 (vérifié le 12 octobre 2026). |
Le statut des paroles dépend d’abord de la date de mort de l’auteur ; pour un texte anonyme, de la date de sa première publication.
Du quartier du port de Naples, Borgo Santa Lucia, vu par un batelier qui appelle les passagers ; les textes suédois consacrés à la sainte datent du XXe siècle (Svenska Yle).
Plusieurs auteurs : Sigrid Elmblad en 1924, version la plus chantée par les Suédophones de Finlande, puis Arwid Rosén à la fin des années 1920, version la plus chantée en Suède (Svenska Yle).
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.