Aller au contenu

D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs

Chants traditionnels de Noël

Histoire de « Staffansvisan »

    En bref

    D’où vient « Staffansvisan » ?

    Origine de « Staffansvisan » : Suède et Finlande, texte en suédois. Paroles : anonyme, ballade d’origine médiévale ; musique : plusieurs airs traditionnels. Repère dans le temps : forme actuelle fixée au début du XIXe siècle. Ces repères viennent de sources ouvertes, chacune liée sous l’article.

    Lire le récit complet de ce chant, avec ses sources

    La fiche de « Staffansvisan »

    Du titre d’origine au statut des paroles, l’essentiel sur ce chant tient dans ce tableau.

    ÉlémentPour ce chant
    Titre d’origineStaffansvisan
    Titre en françaisLa chanson de Staffan
    Origine géographiqueSuède et Finlande
    Langue du textesuédois
    Parolesanonyme, ballade d’origine médiévale
    Musiqueplusieurs airs traditionnels
    Repère datéforme actuelle fixée au début du XIXe siècle
    Moment de l’année26 décembre, aujourd’hui la Sainte-Lucie
    Statut des parolesDomaine public : ballade anonyme, fixée au début du XIXe siècle (vérifié le 12 octobre 2026).

    D’où viennent ces informations ? Des documents réunis sous l’article, chacun avec son lien pour vérifier par vous-même.

    Ce que l’on sait de « Staffansvisan »

    La « Staffansvisan » est une ballade suédoise que l’on chante aujourd’hui dans les cortèges de la Sainte-Lucie, mais qui appartient d’abord au 26 décembre, la fête de saint Étienne (Staffan). Svenska Yle la rattache à la légende médiévale qui fait d’Étienne un garçon d’écurie du roi Hérode : il voit l’étoile de Bethléem et annonce la naissance d’un nouveau roi ; Hérode répond que ce serait aussi invraisemblable que de voir le coq rôti de son repas se lever et chanter, ce que fait aussitôt le coq, et le roi furieux fait lapider le garçon.

    Dans les versions nordiques, Hérode a disparu depuis longtemps ; restent les chevaux et la nourriture, venus des coutumes de l’hiver. Entre Noël et le Nouvel An, les fils de paysans et les valets faisaient à l’aube la « Staffansritten », une course à cheval, puis passaient de ferme en ferme se faire offrir à manger et à boire, bientôt déguisés, avec une étoile ou une lanterne au bout d’une perche. Les désordres ont fait interdire la tradition par endroits, et les garçons à l’étoile sont passés à la Sainte-Lucie. La forme actuelle du chant date du début du XIXe siècle, avec de nombreuses variantes ; anonyme, elle est dans le domaine public. La Sainte-Lucie est racontée dans notre article sur le 13 décembre, et la ballade dans l’histoire des chants de Noël.

    Staffan var en stalledräng
    Han vattna' sina fålar fem
    Allt för den ljusa stjärna
    Stjärnorna på himmelen de blänka

    Staffan var en stalledräng, Svenska Yle
    Fiche du chant Staffansvisan : ballade suédoise de la Saint-Étienne, chantée aujourd’hui à la Sainte-Lucie

    L’histoire de ce chant tient en quelques documents ; la suite s’écrit chez celles et ceux qui continuent de l’apprendre.

    Questions fréquentes

    Pourquoi chante-t-on la chanson de Staffan à la Sainte-Lucie ?

    Parce que les garçons à l’étoile, issus des chevauchées de la Saint-Étienne, ont été rattachés aux cortèges de la Sainte-Lucie ; la chanson appartenait d’abord au 26 décembre (Svenska Yle).

    Le magazine

    Les cinq rubriques

    Deux bougies de cire allumées parmi des noix et des pommes de pin dorées, dans la pénombre

    Histoire de Noël

    Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.

    Deux verres de vin chaud vus du dessus, avec bâton de cannelle, anis étoilé, canneberges et rondelle d'orange, près d'oranges tranchées et d'un brin de romarin

    Noël en France

    La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.

    Grands sapins lumineux surmontés d'étoiles devant des façades soulignées d'ampoules, sous la neige, la nuit en ville

    Noël dans le monde

    Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.

    Bractées rouge vif d'un poinsettia en gros plan, autour des petites fleurs vertes du cœur de la plante

    Symboles et coutumes

    Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.