Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine de « Staffansvisan » : Suède et Finlande, texte en suédois. Paroles : anonyme, ballade d’origine médiévale ; musique : plusieurs airs traditionnels. Repère dans le temps : forme actuelle fixée au début du XIXe siècle. Ces repères viennent de sources ouvertes, chacune liée sous l’article.
Lire le récit complet de ce chant, avec ses sourcesDu titre d’origine au statut des paroles, l’essentiel sur ce chant tient dans ce tableau.
| Élément | Pour ce chant |
|---|---|
| Titre d’origine | Staffansvisan |
| Titre en français | La chanson de Staffan |
| Origine géographique | Suède et Finlande |
| Langue du texte | suédois |
| Paroles | anonyme, ballade d’origine médiévale |
| Musique | plusieurs airs traditionnels |
| Repère daté | forme actuelle fixée au début du XIXe siècle |
| Moment de l’année | 26 décembre, aujourd’hui la Sainte-Lucie |
| Statut des paroles | Domaine public : ballade anonyme, fixée au début du XIXe siècle (vérifié le 12 octobre 2026). |
D’où viennent ces informations ? Des documents réunis sous l’article, chacun avec son lien pour vérifier par vous-même.
La « Staffansvisan » est une ballade suédoise que l’on chante aujourd’hui dans les cortèges de la Sainte-Lucie, mais qui appartient d’abord au 26 décembre, la fête de saint Étienne (Staffan). Svenska Yle la rattache à la légende médiévale qui fait d’Étienne un garçon d’écurie du roi Hérode : il voit l’étoile de Bethléem et annonce la naissance d’un nouveau roi ; Hérode répond que ce serait aussi invraisemblable que de voir le coq rôti de son repas se lever et chanter, ce que fait aussitôt le coq, et le roi furieux fait lapider le garçon.
Dans les versions nordiques, Hérode a disparu depuis longtemps ; restent les chevaux et la nourriture, venus des coutumes de l’hiver. Entre Noël et le Nouvel An, les fils de paysans et les valets faisaient à l’aube la « Staffansritten », une course à cheval, puis passaient de ferme en ferme se faire offrir à manger et à boire, bientôt déguisés, avec une étoile ou une lanterne au bout d’une perche. Les désordres ont fait interdire la tradition par endroits, et les garçons à l’étoile sont passés à la Sainte-Lucie. La forme actuelle du chant date du début du XIXe siècle, avec de nombreuses variantes ; anonyme, elle est dans le domaine public. La Sainte-Lucie est racontée dans notre article sur le 13 décembre, et la ballade dans l’histoire des chants de Noël.
Staffan var en stalledräng
Han vattna' sina fålar fem
Allt för den ljusa stjärna
Stjärnorna på himmelen de blänka
L’histoire de ce chant tient en quelques documents ; la suite s’écrit chez celles et ceux qui continuent de l’apprendre.
Parce que les garçons à l’étoile, issus des chevauchées de la Saint-Étienne, ont été rattachés aux cortèges de la Sainte-Lucie ; la chanson appartenait d’abord au 26 décembre (Svenska Yle).
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.