Histoire de Noël
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
D’où viennent nos traditions de Noël, ici et ailleurs
En bref
Origine. Foyers ruraux d’Europe, cacho-fiò provençal. Sens. Le feu qui protège la maison et promet l’abondance.
Symboles et coutumes de Noël : ce que disent les objets de la fêteAvant les légendes, les faits : la famille du symbole, le jalon que retiennent les sources, puis les pays et les époques qui l’ont adopté.
| Repère | Ce qu’en disent les documents |
|---|---|
| Famille | coutume |
| Jalon | Rite du cacho-fiò, 1500 à 1800 |
| Diffusion | De l’âtre à la pâtisserie au XIXe siècle |
Ces repères résument les sources citées sur cette page, que vous pouvez ouvrir une à une.
Symboles de Noël · coutume
Avant d’être un dessert, la bûche de Noël était une vraie bûche : une grosse pièce de bois, de préférence d’arbre fruitier, allumée la veille de Noël, dont on gardait les tisons et les cendres pour protéger la maison de la foudre et des incendies, raconte Gallica. En Provence, ce rite s’appelait le cacho-fiò : l’inventaire du patrimoine culturel immatériel le décrit comme la bénédiction d’une imposante bûche par le plus âgé de la famille, pratique caractéristique entre 1500 et 1800, en déclin à partir des années 1850.
La durée du feu variait selon les récits. L’inventaire parle de deux jours ; l’écrivain américain Thomas Janvier, en 1902, décrit une bûche censée brûler de la veille de Noël au soir du jour de l’an, règle que seules les maisons riches pouvaient tenir, les plus pauvres se contentant d’une branche d’arbre fruitier. Le recul des cheminées a fait passer la bûche du foyer à la table : Gallica situe la bûche pâtissière au XIXe siècle, sans paternité établie, entre un apprenti de Saint-Germain-des-Prés vers 1834, le chocolatier lyonnais Félix Bonnat dans les années 1860 et Antoine Charabot. La suite est dans notre article sur la bûche de Noël.
Les dates citées ici sont celles des documents, pas forcément celles des premiers gestes : une coutume peut vivre longtemps dans les maisons avant d’entrer dans un texte.
Pour en parler à table
Derrière chaque décor et chaque coutume, il y a d’abord une fête, avec ses textes et son calendrier : c’est par elle que tout commence.
Parce que le dessert imite la grosse bûche qu’on brûlait la veille de Noël dans l’âtre ; quand les cheminées ont reculé, au XIXe siècle, la bûche est passée du foyer à la pâtisserie.
Personne avec certitude : Gallica cite un apprenti de Saint-Germain-des-Prés vers 1834, le chocolatier lyonnais Félix Bonnat dans les années 1860 et Antoine Charabot.
Le magazine
Du calendrier romain de 354 au Père Noël new-yorkais : la fête, document par document.
La veillée du 24, les treize desserts, les bredele alsaciens, le Chanté Nwel des Antilles.
Wigilia en Pologne, Befana en Italie, Tió en Catalogne, poulet frit au Japon.
Le sapin, le gui, la bûche, le calendrier de l’Avent, les chants et la lettre au Père Noël.
Saint-Nicolas, Sainte-Lucie, Saint-Sylvestre, douze jours de Noël, Épiphanie.